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COVID-19 à Conakry : Des citoyens mettent en cause l’application normale des mesures préventives

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La Guinée à l’instar de certains pays du monde, est frappée de plein fouet par la pandémie du Covid-19. Pour limiter sa propagation, le gouvernement a pris quelques mesures préventives. Au nombre desquelles figurent, la distanciation sociale, le port obligatoire du masque, la fermeture des lieux de culte, le couvre-feu, l’interdiction des regroupements de plus de dix personnes… Aujourd’hui, force est de constater que toutes ces mesures ne sont pas respectées par la population qui dit être des laissés pour compte.

Avec plus de 2000 cas confirmés sur son territoire, la Guinée figure parmi les pays africains les plus touchés par ce nouveau Coronavirus. Pour donc stopper cette propagation fulgurante de la maladie, le président de la République, dans un décret, a rendu obligatoire le port du masque. Avec une  somme de 30.000 fg (trente mille francs guinéens) à payer pour tout contrevenant à cette mesure. Malgré cette sortie du Premier Magistrat du pays, nombreux sont ces citoyens qui refusent d’obéir à cette loi.

Au marché de Gbessia par exemple, le constat est alarmant. 1 vendeuse sur 10 porte correctement son masque. « Avec ces bavettes sur le nez, la respiration devient très difficile et nous ne sommes non plus pas habituées à passer tout le temps masquées comme des “bandits” (NDLR) », déplore Fatoumata Bangoura, vendeuse de piments.

Ni la peur due à la maladie encore moins le contrôle régulier des policiers, ne les amènera à porter les masques. « Je préfère garder ce masque dans mon sac avant de le mettre durant toute la journée. Nous n’avons pas peur des policiers. Quand ils sont là pour le contrôle, nous mettons les masques, juste pour ne pas payer l’amende », précise Mariame Doumbouya, vendeuse de poissons.

Certaines vont loin en disant que cette ‘’soi-disant’’ amende va dans quelle caisse. « Le contrôle n’est pas mauvais. On peut quand même accepter ce contrôle. C’est une question de santé publique. Mais qu’est ce qui est fait de cet argent ? Les policiers le gardent sur eux. En plus, le transport est doublé aujourd’hui à cause des mesures sanitaires. L’Etat n’a fait que diminuer le prix du carburant à 9000 fg, sans rien dire sur le transport des différents tronçons. C’est nous les pauvres citoyens qui payons le lourd tribut. Nous ne sommes que des laissés pour compte. La prochaine grève sera pour le transport si rien n’est fait », c’est le cri de cœur de l’ensemble des femmes rencontrées

Du marché Niger de Kaloum au marché de 36Km, en passant par ceux de Gbessia et de Matoto, c’est le même tocsin. Cette alerte mérite une profonde réflexion de la part des autorités compétentes afin de faire respecter la loi à tous les niveaux.

Méschac Sonda Kourouma

 

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897 accidents, dont 99 personnes tuées et 793 blessées grièvement sur les routes guinéennes (Police)

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Chaque année des dizaines de personnes meurent dans des accidents de circulation en Guinée. Pour ce premier trimestre 2021, 897 accidents, dont 99 personnes tuées et 793 blessées grièvement, ont été enregistrés par la police.

Ces chiffres qui font froid dans le dos ont été rendus publics, ce vendredi 07 mai 2021, au cours d’une conférence de presse de la direction générale de la police nationale.

“Accidents de circulation 897 accidents au cours du trimestre, nombre de personnes tuées 99, personnes grièvement blessées 793, déférés 74, dégâts matériels importants 194, dégâts matériels légers 240, véhicules fortement endommagés 332, véhicules légèrement endommagés 388, motos endommagées 649. A Conakry il a été enregistré 424 accidents dont 37 personnes tuées”.

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Kaloum : nouvelle mesure concernant la circulation des moto-taxis

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L’annonce a été faite par la direction nationale de la police nationale, à travers un communiqué en date de ce mercredi 05 mai 2021. Le courrier indique que cette réglementation entrera en vigueur dès ce jeudi 06 mai 2021.

Le communiqué ci-dessous :

La Direction Générale de la Police Nationale a constaté avec regret la circulation et la prolifération intempestive des moto-taxis et tricycles dans la Commune de Kaloum.

Cet état de fait contraire aux dispositions de l’arrêté A/2016/4064/MT/SGG/CAB du Ministère des Transports en date du 29 Août 2016 portant règlementation du transport par moto-taxi en République de Guinée, ne saurait être accepté pour quelques raisons que ce soit.

Par ailleurs, la Direction Générale de la Police Nationale invite les conducteurs de moto-taxis en général au respect des dispositions des articles 5, 7 et 13 dudit arrêté relatif à :

– Limmatriculation des moto-taxis en fond noir et écriture blanche,

– La délivrance de la carte d’autorisation de transport pour tout conducteur de moto-taxi ;

-La détention obligatoire d’un permis de conduire de la catégorie A1 ou A par tout conducteur de moto-taxi âgé d’au moins 18 ans.

A cet effet, la Direction Générale de la Police Nationale invite les conducteurs de moto-taxi et tout autre acteur impliqué dans la gestion de moto-taxis et tricycles au respect strict des présentes dispositions dont l’application ne souffrira désormais d’aucune entrave. Les contrevenants se verront leurs motos confisquées et gardées en fourrière jusqu’à nouvel ordre.

En conséquence, elle instruit la Direction Centrale de la Police Routière à l’application correcte sans aucune défaillance des présentes instructions dans le respect des droits et de la dignité humaine. Dès ce jeudi 06 mai, aucune circulation de moto-taxis ne sera autorisée dans la commune de Kaloum. La Direction Générale de la Police Nationale sait compter sur l’esprit civique des uns et les autres dans l’intérêt supérieur de la nation.

La Direction Générale de la Police Nationale

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Interdiction de prières nocturnes : un imam interpelle ses pairs

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Si la décision d’interdiction d’effectuer les prières nocturnes dans les mosquées est fortement critiquée par des fidèles, un imam que notre rédaction a rencontré, lui, parle d’une décision normale.

«Moi personnellement, je ne suis pas fâché contre cette décision. Les autorités nous ont permis de faire les autres prières dans les mosquées. Si vous voyez qu’ils ont pris cette décision, c’est parce que les gens ne respectent pas les mesures barrières par les autorités sanitaires. Nous qui sommes dans les mosquées, matin, midi, soir, nous obligeons les gens à porter les bavettes, à respecter la distanciation sociale, à se laver les mains mais hélas. La plupart d’entre eux n’obéissent pas à nos demandes», a expliqué Elhadj Naby Moussa Soumah, premier Imam de la mosquée Hadja Kadiatou Check Conté de Kountia.

«Il y a certains imams qui font toujours de trop dans les mosquées. Tu as l’impression qu’ils font le sabotage. Sinon l’utilisation des micros est interdite en cette période. Mais ils le font sciemment. En plus, ils crient dans les mosquées tard la nuit. Et pourtant, les autorités habitent dans les quartiers. Donc c’était prévisible que cette décision intervienne», a-t-il poursuit.

Lamine Kaba

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Environnement : «les agents doivent être armés et formés», estime Colonel Layaly Camara

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Les espèces forestières et animales constituent une couche importante dans la protection de l’écologie, selon les environnementalistes. Mais de nos jours, la dégradation de l’environnement à travers l’émission du gaz à effet de serre et les pratiques frauduleuses de nombreuses personnes, provoquent la disparition de certaines de ces espèces.

En Guinée, le parc du haut Niger par exemple, est l’un des trois parcs nationaux du pays. Il est confronté à cette pratique frauduleuse, d’après le directeur national de l’environnement et des eaux et forêts.

«Le parc national du haut Niger traverse une période un peu difficile. Depuis 2004-2005, le projet d’appui de l’union européenne a été estompé. Depuis cette interruption certaines activités qui étaient prévues n’ont pas pu être réalisées et c’est ce qui a favorisé l’envahissement du parc par les braconniers», a affirmé Colonel Layaly.

Plus loin, il ajoute que grâce à l’appui des partenaires, ce parc dispose de nos jours de moyens substantiels pour lutter contre ce phénomène. Cependant, cet officier de protection de l’environnement souligne aussi que l’utilisation efficiente de ces moyens à permis d’interpeller plusieurs contrevenants.

«A l’heure où nous sommes, nous avons pris et jugé 51 braconniers. Parmi eux , il y a deux ou trois dont le jugement n’est pas encore effectué. À Labé, il y a des personnes qui ont été prises avec de la viande d’une espèce en voie de disparition. A Siguiri, il y a d’autres qui ont été pris avec des têtes de charognards», a-t-il martelé.

En outre, le Colonel Layaly Camara affirme que pour la bonne exécution de la tâche qui est assigné aux agents des eaux et forêts, ces derniers doivent être armés pour se défendre contre les braconniers et formés en matière de lutte contre les feux de brousse. «Les agents doivent être armés et formés», a-t-il dit.

 

Lamine Kaba

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Interdiction de prières nocturnes: Aly Jamal Bangoura justifie la décision

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Le secrétariat général des affaires religieuses a annoncé l’interdiction des prières nocturnes à travers un communiqué rendu public, le lundi soir. Suite à cette décision, les fidèles musulmans ont démontré leurs mécontentements alors qu’ils voulaient mettre ce moment à profit pour implorer la grâce divine, disent-ils, afin que la pandémie de coronavirus soit éradiquée.

Le communiqué précise que les rassemblements effectués au cours de ces prières, présentent un risque lié aux contaminations de la maladie de coronavirus. D’où la nécessité d’interdire ces prières.

«Le prophète Mohamed ( Psl) n’a pas fait les prières là en groupe. Les prières collectives qu’il faisait c’était après la prière 20h. Il y a un Hadith qui dit, qu’avec les 10 derniers jours le prophète Mohamed (PSL) a dit qu’il se prépare conséquemment et il réveil sa famille et il fait les prières nocturnes à domicile mais pas à la mosquée . Donc les prières nocturnes c’est à la maison. Un autre Hadith souligne que les prières nocturnes sont valables à la maison et ce qui est obligatoire pour tout musulman c’est d’effectuer les cinq prières à la mosquée. En concertation avec l’Agence nationale de sécurité sanitaire, on a jugé utile de sauvegarder la vie humaine. Parce que la vie d’un être humain est sacrée comme l’est une prière, le jeûne… C’est pour cela que notre département en concertation avec les autorités de notre pays avons décidé cela», a expliqué le secrétaire général des affaires religieuses.

Il ajoute par ailleurs que la prière surérogatoire, effectuée après 20heures, ne dure pas plusieurs heures. «Alors que les prières nocturnes durent de 0 Heure à 4heures du matin. La durée là est entre autre des facteurs de contamination du coronavirus», a-t-il fait savoir.

 

Abdour.Camara

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