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Guinée: “Plusieurs personnes ont été victimes d’homicides illégaux et d’arrestations arbitraires” déclare un chercheur d’Amnesty International

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Les arrestations arbitraires d’activistes montrent que la répression systématique entamée depuis le mois de mars par les autorités guinéennes continue pour faire taire les voix critiques, a déclaré Amnesty International aujourd’hui.

L’organisation souligne que l’intervention des forces de défense et de sécurité ayant entrainé la mort de plusieurs personnes lors de protestations avant-hier, témoigne une fois de plus du recours systématique à l’usage excessif de la force. Des manifestations contre la multiplication de check-points pour restreindre la libre circulation afin de freiner la propagation du COVID-19 ont été violemment réprimées par des forces de sécurité dans la région de Kindia au nord-ouest du pays.

Depuis le début de l’année, plusieurs personnes ont été victimes d’homicides illégaux et d’arrestations arbitraires. Cette semaine, les forces de sécurité ont à nouveau eu recours à un usage excessif de la force contre des manifestants. Le gouvernement n’a à ce jour rendu public aucun bilan.

Six personnes dont une femme enceinte ont été tuées mardi 12 mai suite à des protestations à Friguiadi, Manéah, Coyah et Dubréka. Le même jour, un jeune a aussi été tué par balle après des manifestations contre les coupures de courant dans la ville minière de Kamsar. Des bâtiments publics et domiciles privés ont été saccagés ou incendiés par des manifestants dans ces différentes localités.

« Depuis le début de l’année, plusieurs personnes ont été victimes d’homicides illégaux et d’arrestations arbitraires. Cette semaine, les forces de sécurité ont à nouveau eu recours à un usage excessif de la force contre des manifestants. Le gouvernement n’a à ce jour rendu public aucun bilan, » a déclaré Fabien Offner, chercheur au Bureau d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

« La justice doit ouvrir de façon immédiate une enquête indépendante sur les circonstances de la mort et des blessures de ces personnes, et poursuivre les responsables devant la justice. »

Pour lutter contre la pandémie, les autorités ont restreint la circulation au départ de la capitale Conakry vers les régions. La multiplication des barrages et les conditions d’application des mesures ont mis en colère les populations.  Le 12 mai, des manifestations ont éclaté au niveau d’un barrage installé dans la localité de Friguiadi.

Un habitant contacté par Amnesty International a raconté :

« … Les révoltes des populations sont dues à la multiplication des exactions par les forces de sécurité au niveau des barrages dont le nombre s’est multiplié jusqu’à dépasser les limites. La situation a empiré jusqu’à ce qu’on en arrive là. ”

Arrestation d’activistes et transfèrement d’opposants

Amnesty International a documenté de nouveaux cas d’arrestations arbitraires d’activistes. Figure parmi eux Saïkou Yaya Diallo, responsable juridique du Front national pour la défense de la constitution (FNDC). Il a été arrêté le 7 mai à Conakry après que des membres du FNDC ont interpellé lors de leur conférence de presse le 25 mars un présumé agent des services de renseignements.

Le 12 mai, Diallo a été inculpé pour ‘’voie de fait, violence, menaces et injures publiques’’ et incarcéré à la maison centrale de Conakry. Des charges non justifiées, selon des témoignages et documents recueillis par Amnesty International. Quatre autres leaders du FNDC ont reçu une convocation de la Direction de la police judiciaire le même jour sur la même affaire.

Plus d’une quarantaine d’opposants arrêtés ces dernières semaines dans la région de Nzérékoré au sud du pays, ont été transférés dans la nuit du 29 au 30 avril, sans notification préalable, de cette ville à Kankan. Parmi les détenus transférés figure Cécé Loua, ancien maire de Nzérékoré et cadre de l’Union des forces républicaines (UFR, opposition), arrêté le 24 avril sans mandat.

Un de ses proches a déclaré à Amnesty International :

« … Son nom était inscrit en 11e position d’une liste de personnes recherchées par les autorités, qui circulait sur les réseaux sociaux. Aucune notification préalable lui a été faite. Et nous estimons qu’il s’agit d’un enlèvement pur et simple. Il a d’abord été en garde à vue au commissariat central de Nzérékoré, puis incarcéré à la maison d’arrêt.  Deux semaines après, il a été transféré à Kankan. »

Dans la région de Labé, au nord du pays, Amnesty International a documenté  des arrestations arbitraires et la criminalisation de toute participation à des manifestations pacifiques.
Le 14 avril dernier, Thierno Sadou Diallo, coordinateur du FNDC à Tougué (région de Labé) a été arrêté et brutalisé par des gendarmes à son domicile alors qu’il était malade et sous perfusion. Ils ont refusé dans un premier temps que Diallo soit conduit dans une structure hospitalière en dépit de son état de santé. Il a eu tardivement accès à des soins avant d’être ramené à la prison de Labé où il est toujours détenu. Il a nié l’accusation d’avoir participé à l’incendie de la gendarmerie de Tougué le 28 février 2020, indiquant qu’il n’était pas sur place le jour de l’incident.  Il n’a jusqu’à présent pas pu voir un avocat.

Amnesty International s’inquiète de sa détention arbitraire et de celle d’autres leaders pro-démocratie comme Oumar Sylla dit Foninke Mengué. Arrêté le 17 avril, il a été inculpé une semaine plus tard pour ‘’communication et diffusion de fausses informations’.

La pandémie active dans une prison surpeuplée

Alors que la Guinée compte, à ce jour, plus de 2000 cas de COVID-19, les autorités ont confirmé le 12 mai, le nombre de 58 personnes infectées sur 130 tests et trois décès liés au virus au sein de la maison centrale de Conakry, la plus surpeuplée du pays avec 1500 détenus pour une capacité de 300. C’est dans cette prison que Saïkou Yaya Diallo du FNDC est détenu alors qu’il souffre de diabète chronique.

La suite sur: amnesty.org

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897 accidents, dont 99 personnes tuées et 793 blessées grièvement sur les routes guinéennes (Police)

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Chaque année des dizaines de personnes meurent dans des accidents de circulation en Guinée. Pour ce premier trimestre 2021, 897 accidents, dont 99 personnes tuées et 793 blessées grièvement, ont été enregistrés par la police.

Ces chiffres qui font froid dans le dos ont été rendus publics, ce vendredi 07 mai 2021, au cours d’une conférence de presse de la direction générale de la police nationale.

“Accidents de circulation 897 accidents au cours du trimestre, nombre de personnes tuées 99, personnes grièvement blessées 793, déférés 74, dégâts matériels importants 194, dégâts matériels légers 240, véhicules fortement endommagés 332, véhicules légèrement endommagés 388, motos endommagées 649. A Conakry il a été enregistré 424 accidents dont 37 personnes tuées”.

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Kaloum : nouvelle mesure concernant la circulation des moto-taxis

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L’annonce a été faite par la direction nationale de la police nationale, à travers un communiqué en date de ce mercredi 05 mai 2021. Le courrier indique que cette réglementation entrera en vigueur dès ce jeudi 06 mai 2021.

Le communiqué ci-dessous :

La Direction Générale de la Police Nationale a constaté avec regret la circulation et la prolifération intempestive des moto-taxis et tricycles dans la Commune de Kaloum.

Cet état de fait contraire aux dispositions de l’arrêté A/2016/4064/MT/SGG/CAB du Ministère des Transports en date du 29 Août 2016 portant règlementation du transport par moto-taxi en République de Guinée, ne saurait être accepté pour quelques raisons que ce soit.

Par ailleurs, la Direction Générale de la Police Nationale invite les conducteurs de moto-taxis en général au respect des dispositions des articles 5, 7 et 13 dudit arrêté relatif à :

– Limmatriculation des moto-taxis en fond noir et écriture blanche,

– La délivrance de la carte d’autorisation de transport pour tout conducteur de moto-taxi ;

-La détention obligatoire d’un permis de conduire de la catégorie A1 ou A par tout conducteur de moto-taxi âgé d’au moins 18 ans.

A cet effet, la Direction Générale de la Police Nationale invite les conducteurs de moto-taxi et tout autre acteur impliqué dans la gestion de moto-taxis et tricycles au respect strict des présentes dispositions dont l’application ne souffrira désormais d’aucune entrave. Les contrevenants se verront leurs motos confisquées et gardées en fourrière jusqu’à nouvel ordre.

En conséquence, elle instruit la Direction Centrale de la Police Routière à l’application correcte sans aucune défaillance des présentes instructions dans le respect des droits et de la dignité humaine. Dès ce jeudi 06 mai, aucune circulation de moto-taxis ne sera autorisée dans la commune de Kaloum. La Direction Générale de la Police Nationale sait compter sur l’esprit civique des uns et les autres dans l’intérêt supérieur de la nation.

La Direction Générale de la Police Nationale

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Interdiction de prières nocturnes : un imam interpelle ses pairs

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Si la décision d’interdiction d’effectuer les prières nocturnes dans les mosquées est fortement critiquée par des fidèles, un imam que notre rédaction a rencontré, lui, parle d’une décision normale.

«Moi personnellement, je ne suis pas fâché contre cette décision. Les autorités nous ont permis de faire les autres prières dans les mosquées. Si vous voyez qu’ils ont pris cette décision, c’est parce que les gens ne respectent pas les mesures barrières par les autorités sanitaires. Nous qui sommes dans les mosquées, matin, midi, soir, nous obligeons les gens à porter les bavettes, à respecter la distanciation sociale, à se laver les mains mais hélas. La plupart d’entre eux n’obéissent pas à nos demandes», a expliqué Elhadj Naby Moussa Soumah, premier Imam de la mosquée Hadja Kadiatou Check Conté de Kountia.

«Il y a certains imams qui font toujours de trop dans les mosquées. Tu as l’impression qu’ils font le sabotage. Sinon l’utilisation des micros est interdite en cette période. Mais ils le font sciemment. En plus, ils crient dans les mosquées tard la nuit. Et pourtant, les autorités habitent dans les quartiers. Donc c’était prévisible que cette décision intervienne», a-t-il poursuit.

Lamine Kaba

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Environnement : «les agents doivent être armés et formés», estime Colonel Layaly Camara

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Les espèces forestières et animales constituent une couche importante dans la protection de l’écologie, selon les environnementalistes. Mais de nos jours, la dégradation de l’environnement à travers l’émission du gaz à effet de serre et les pratiques frauduleuses de nombreuses personnes, provoquent la disparition de certaines de ces espèces.

En Guinée, le parc du haut Niger par exemple, est l’un des trois parcs nationaux du pays. Il est confronté à cette pratique frauduleuse, d’après le directeur national de l’environnement et des eaux et forêts.

«Le parc national du haut Niger traverse une période un peu difficile. Depuis 2004-2005, le projet d’appui de l’union européenne a été estompé. Depuis cette interruption certaines activités qui étaient prévues n’ont pas pu être réalisées et c’est ce qui a favorisé l’envahissement du parc par les braconniers», a affirmé Colonel Layaly.

Plus loin, il ajoute que grâce à l’appui des partenaires, ce parc dispose de nos jours de moyens substantiels pour lutter contre ce phénomène. Cependant, cet officier de protection de l’environnement souligne aussi que l’utilisation efficiente de ces moyens à permis d’interpeller plusieurs contrevenants.

«A l’heure où nous sommes, nous avons pris et jugé 51 braconniers. Parmi eux , il y a deux ou trois dont le jugement n’est pas encore effectué. À Labé, il y a des personnes qui ont été prises avec de la viande d’une espèce en voie de disparition. A Siguiri, il y a d’autres qui ont été pris avec des têtes de charognards», a-t-il martelé.

En outre, le Colonel Layaly Camara affirme que pour la bonne exécution de la tâche qui est assigné aux agents des eaux et forêts, ces derniers doivent être armés pour se défendre contre les braconniers et formés en matière de lutte contre les feux de brousse. «Les agents doivent être armés et formés», a-t-il dit.

 

Lamine Kaba

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Interdiction de prières nocturnes: Aly Jamal Bangoura justifie la décision

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Le secrétariat général des affaires religieuses a annoncé l’interdiction des prières nocturnes à travers un communiqué rendu public, le lundi soir. Suite à cette décision, les fidèles musulmans ont démontré leurs mécontentements alors qu’ils voulaient mettre ce moment à profit pour implorer la grâce divine, disent-ils, afin que la pandémie de coronavirus soit éradiquée.

Le communiqué précise que les rassemblements effectués au cours de ces prières, présentent un risque lié aux contaminations de la maladie de coronavirus. D’où la nécessité d’interdire ces prières.

«Le prophète Mohamed ( Psl) n’a pas fait les prières là en groupe. Les prières collectives qu’il faisait c’était après la prière 20h. Il y a un Hadith qui dit, qu’avec les 10 derniers jours le prophète Mohamed (PSL) a dit qu’il se prépare conséquemment et il réveil sa famille et il fait les prières nocturnes à domicile mais pas à la mosquée . Donc les prières nocturnes c’est à la maison. Un autre Hadith souligne que les prières nocturnes sont valables à la maison et ce qui est obligatoire pour tout musulman c’est d’effectuer les cinq prières à la mosquée. En concertation avec l’Agence nationale de sécurité sanitaire, on a jugé utile de sauvegarder la vie humaine. Parce que la vie d’un être humain est sacrée comme l’est une prière, le jeûne… C’est pour cela que notre département en concertation avec les autorités de notre pays avons décidé cela», a expliqué le secrétaire général des affaires religieuses.

Il ajoute par ailleurs que la prière surérogatoire, effectuée après 20heures, ne dure pas plusieurs heures. «Alors que les prières nocturnes durent de 0 Heure à 4heures du matin. La durée là est entre autre des facteurs de contamination du coronavirus», a-t-il fait savoir.

 

Abdour.Camara

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